Le pont d'Ilonse

Chantier executé avec GTM

I - La destruction de l’ancien pont.

A l’origine du projet, l’ancien pont devait être détruit par découpage de la dalle et en enlevant les poutres en acier existantes. Lors d’une visite de chantier, nous avons constaté que le pont était dans un état de corrosion avancé ne permettant pas la destruction envisagée (les éclisses de fixation des âmes étaient excessivement corrodées).
Sur notre conseil, le choix de faire sauter le pont est devenu incontournable et la méthode la plus sûre pour ne pas abimer les culée existantes (voir photos et vidéo).

II - Présentation du nouveau pont.

Ce nouveau pont en structure bois béton est unique en France et remplace un pont métallique de la seconde guerre mondiale, construit à l’époque par le génie militaire français. Il permet, avec sa portée de 21.5m, de franchir la Tinée, une large rivière qui rejoint le fleuve Var dans les Alpes-Maritimes. Le pont repose d’une part sur une arche en pierre de taille et d’autre part sur une culée maçonnée, par l’intermédiaire de deux sommiers en béton armé.
Techniquement, ce pont est constitué d’une dalle en béton armé reposant sur 5 poutres en bois tirantées. Transversalement, l’ouvrage est contreventé par un système de pièces de ponts en bois et de croix de Saint-André en acier.


III – Etudes techniques et modélisations


L’ouvrage était initialement mixte bois/béton.
De manière à éviter les efforts parasites du fait des problèmes de déformations dus à l’humidité, la température et autre,  nous avons décidé de ne pas faire travailler la structure en mixte. Par contre, nous avons conçu  une liaison entre les deux matériaux de manière à contreventer et rigidifier l’ensemble poutres bois et  hourdis. (voir schéma)
 

Principe de fixation du hourdis sur les poutres bois:

 Principe de fixation du hourdis sur les poutres bois:

A mi porté de l’ouvrage, un profilé est totalement fixé aux poutres et ne permet aucun déplacement. De part et d’autre de cet axe, des trous oblongs vont par contre permettre des mouvements longitudinaux entre le hourdis et les poutres en bois. Ce principe permet non seulement de contreventer transversalement les poutres, mais aussi de libérer les déformations longitudinales du hourdis.

 

Le projet a été étudié sous Ansys en prenant en compte cette liaison.

Le projet a été étudié sous Ansys en prenant en compte cette liaison.